Coup de projecteur sur la Gestalt

la Gestalt

À côté de la médecine classique ou de la médecine douce, il existe encore les thérapies psycho-corporelles. Parmi ces dernières, on peut citer la Gestalt qui appartient en fait à la psychologie humaniste, à l’instar du flow, de l’accomplissement de soi ou de la logo-thérapie. Cette thérapie possède des caractéristiques qui lui sont propres, notamment :

  • Elle traite le consultant en tant qu’acteur de son propre changement, mais non seulement comme un être passif vis-à-vis des évènements qui peuvent survenir
  • Elle tient compte de nombreuses dimensions de l’individu, ce qui fait qu’elle ne se préoccupe pas uniquement de l’aspect purement psychologique ou la dimension cognitive.

En d’autres termes, la Gestalt thérapie cherche à aider le patient à avoir une vision globale de lui-même, afin de mieux comprendre par la suite comme il fonctionne. La finalité est donc de lui permettre d’accéder à un mieux être, ce qui pour certaines personnes peut se traduire par une plus grande confiance en soi, une plus grande facilité avec la relation avec les autres, une meilleure attitude comportementale, etc. La Gestalt se présente comme une approche thérapeutique qui est ouverte à tous et qui s’efforce de mobiliser la dynamique relationnelle. C’est pourquoi elle est également appelée la « thérapie du contact », étant donné que le thérapeute va plus se concentrer sur la manière dont le patient gère le contact avec l’environnement qui l’entoure, notamment en ce qui concerne celui avec les autres.

Retour sur l’histoire de la Gestalt

L’histoire de la Gestalt ne peut être dissociée avec le nom du psychanalyste et psychiatre allemand Friedrich Perls dit fritz ainsi que de sa femme Laura Perls qui est elle-même docteur en psychologie. Devant la montée du nazisme en Allemagne, le couple décide de quitter leur pays natal pour émigrer en Afrique du Sud. Fritz Perls y devient en 1942 un psychanalyste réputé, ce qui le pousse à publier son premier ouvrage, où il se permet de réviser et de critiquer les théories de freud. Cette démarche singulière le met rapidement à l’écart de la communauté psychanalytique internationale et de la plupart de ses collègues. Afin de rester en total accord avec lui-même et ses principes, il décide en 1946 de s’installer aux États-Unis, abandonnant de ce fait une vie plus que confortable et une clientèle aisée.

Au pays de l’oncle Sam, Perls fait fi des conventions sociales et évoque sans ambages ce qu’il ressent. Il vit comme un marginal et mène une vie de Bohême. Cette attitude lui vaut la désapprobation de la plupart de ses contemporains, mais Perls reste inflexible. Ce que le monde ne sait pas, c’est qu’il est en train d’expérimenter l’une des bases de sa méthode qui est l’expression directe. Il continue de sillonner tout le pays pour enseigner sa méthode, malgré le revers enregistré par son ouvrage « Gestalt Therapy » en 1951. C’est seulement en 1958 que le public se passionne par la gestalt, après que Perls soit apparu en couverture du magazine Life. Même si son fondateur décède quelques années plus tard, la Gestalt thérapie poursuit son développement outre-Atlantique, dans le cadre du courant de psychologie humaniste existentielle. Il faut attendre les années 1970 pour la voir débarquer en Europe, avec l’apogée de la théorie émotionnelle et psycho-corporelle.

La Gestalt destinée pour un large public

Il convient de noter que la Gestalt est une psychothérapie ouverte à tous. Il est donc possible de contacter une praticienne dans le but de suivre une thérapie familiale ou une thérapie individuelle. Ceux qui souhaitent décrocher un diplôme en psychopathologie peuvent même suivre une formation gestalt au sein de l’institut français de Gestalt ou d’un autre centre ouvert en France. Plusieurs approches de la Gestalt peuvent être proposées aux stagiaires, comme l’analyse transactionnelle ou la mise en avant du ressenti.

juillet 7th, 2017 by
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