La prise en charge des troubles « dys »

La prise en charge des troubles « dys »

Il existe un guide ressource édité par l’agence nationale de santé publique pour les parents amenés à accompagner leur enfant présentant un trouble « dys ». La prise en charge doit être précoce et bien adaptée pour être efficace. Cela suppose un travail régulier sur le long terme avec des professionnels assurant un traitement sur mesure.

Que sont les troubles dits « dys »

Sont répertoriés des “troubles Dys” des symptomatiques communes de troubles cognitifs spécifiques apparaissant durant le développement de l’enfant, avant ou lors des acquisitions de sociabilisation scolaire ayant de facto une incidence sur l’harmonie comportementale psycho-affective. Ainsi l’on peut lister la dyslexie (trouble spécifique de la lecture), la dyspraxie (trouble du développement moteur et de l’écriture), la dyscalculie (trouble des activités numériques), la dysphasie (trouble du langage oral) ainsi que tout dysfonctionnement notable ayant une répercussion globale sur les troubles de l’attention.

Comment déceler un trouble « dys » ?

Les résultats du bilan médical permettent d’élaborer un traitement individualisé. Sa mise en place nécessite une coordination entre les parents et différents intervenants (école, médecin, rééducateurs, psychologue, etc.) ; Bien souvent l’éducateur ou instituteur habitué au milieu de la petite enfance est le premier interlocuteur à informer les parents d’un possible besoin physiologique rééducatif. Si l’enfant est encore suivi par le pédiatre, ce dernier pourra immédiatement prescrire un bilan et une orientation chez un spécialiste. Le bilan n’est pas une obligation. Il n’est pas non plus prescrit à titre préventif par l’Assurance Maladie comme le bilan bucco dentaire de surveillance médical permettant une prise en charge intégrale de la visite chez le professionnel de santé. Néanmoins, il est le seul moyen d’établir un diagnostic complet.

Que faire pour remédier au trouble ?

Des dispositifs efficaces sont mis en place comme par exemple le suivi régulier des séances chez l’ergothérapeute pour traiter un retard ou un trouble de développement chez l’enfant. Étant donné que les causes objectives et subjectives sont encore méconnues, la prise en charge globale demeure le meilleur moyen d’atténuer le vécu symptomatique. Plusieurs domaines de compétences peuvent être envisagés par des experts reconnus. Une fois que le trouble est diagnostiqué, il sera bon de cibler :
La psychomotricité: Le psychomotricien s’attache à l’articulation entre le corps et l’esprit, qui permet l’intégration du schéma corporel (prise de conscience de son propre corps), la latéralisation (identification gauche/droite) et le repérage dans l’espace. Il peut apporter son concours au diagnostic et participer au projet d’accompagnement de votre enfant. Les exercices se concentrent sur l’articulation entre le corps et les commandes cérébrales, le schéma corporel, la latéralisation, les repères dans l’espace, la motricité globale (mouvements amples, comme ceux mobilisés dans la marche) et fine (gestes minutieux).
L’orthoptie: Elle traite les troubles de la vision et du regard (travail sur les déplacements des yeux). L’orthoptiste est un professionnel dont la vocation est le dépistage, la rééducation, la réadaptation et l’exploration fonctionnelle des troubles de la vision et du regard. Au-delà du contrôle de l’acuité visuelle (précision), il vérifie les capacités de convergence (le fait que les deux yeux travaillent ensemble pour voir le même objet), de poursuite visuelle (déplacement de l’œil de droite à gauche et de haut en bas).

L’ergothérapie: Spécialiste de la rééducation du geste, l’ergothérapeute aide l’enfant à acquérir des stratégies pour une plus grande autonomie en recourant à différentes techniques manuelles élémentaires. Il dispense également des conseils, ainsi à l’enfant et à son entourage scolaire, en vue d’une meilleure adaptation de son environnement à son trouble. Il intervient enfin dans la rééducation du graphisme (geste pour écrire), dans le choix des aides techniques (utilisation de claviers, de supports visuellement adaptés, etc.) ainsi que dans la coordination œil-main si cela est nécessaire à la lecture ou à l’écriture. L’orthophonie : rééducation de la voix, de la parole et des troubles du langage (écrit ou oral). Les troubles logico-mathématiques sont également abordés. Parfois, un aménagement du temps scolaire doit être envisagé ou bien le soutien d’une auxiliaire de vie scolaire.

février 15th, 2017 by
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